Confluence, le quartier lyonnais vert et intelligent

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Confluence

Avec pour vocation de devenir la vitrine de l’innovation urbaine lyonnaise, le quartier de la Confluence, soit 150 hectares situés entre Saône et Rhône, est l’un des plus grands projets urbains de centre-ville en Europe.

C’est en 1998 que commence la nouvelle histoire de ce quartier aujourd’hui emblématique de la transformation de la métropole lyonnaise. Historiquement dédié à l’industrie et à la logistique (le quartier a abrité une usine à gaz, des halles ou encore des prisons), le Grand Lyon décide sous l’impulsion du maire d’alors, Raymond Barre, de lancer le programme de revalorisation de la presqu’île.

Avec pour mission, à terme, de doubler le centre-ville de Lyon dans le respect du Plan climat. L’objectif ? Pouvoir accueillir, d’ici à 2025, 30 000 nouveaux habitants.

Pour devenir « la vitrine de la ville de demain », telle qu’elle est définie par ceux qui l’ont pensée, la transformation -titanesque- va se faire en deux phases (de 2003 à 2018 et de 2010 à 2025), en s’appuyant sur des choix stratégiques et ambitieux : inscrire Lyon comme ville « intelligente » et « durable » ; faire du quartier de la Confluence un lieu de mobilité ancré pleinement dans le XXIe siècle, mais aussi un lieu de mixité sociale ; prendre, pour cela, des partis-pris architecturaux audacieux.

Élue 1ère ville intelligente française en 2013 (M2OCity), Lyon a mis en place une stratégie « Smart City » associant dynamisme économique et développement durable.

Lyon Confluence est un territoire d’expérimentation pour de nouvelles façons de vivre, d’habiter et de travailler en ville.

Dès le départ, ce quartier nouveau a donc poursuivi des objectifs environnementaux clairement définis. Il visait l’émission de zéro carbone à l’aube des années 2030 parmi lesquels notamment des bâtiments neufs de 3 à 10 fois moins énergivores que les anciens.

Accessibilité et mixité

Confluence a ainsi été le premier quartier français à obtenir le label de la WWF. En 2010, l’ONG a signé avec le Grand Lyon une convention sur cinq ans qui met en place un plan d’action durabilité.

Celui-ci s’appuie sur 10 principes communs internationaux déclinés localement : zéro carbone, zéro déchet, mobilité durable, utilisation de matériaux locaux et durables, alimentation locale et durable, gestion durable de l’eau, habitats naturels et biodiversité, culture et patrimoine local, équité et développement économique, qualité de vie et bien-être. Il est donc normal que la nature occupe une grande place au sein de cet espace de 150 hectares.

Faisant écho aux collines boisées bordant la Saône, le projet urbain a renforcé cette proximité avec l’environnement naturel. Il a ainsi doté le territoire d’espaces de verdure, de jardins aquatiques ou d’un vaste plan d’eau (la Place Nautique). Le tout, en accueillant une biodiversité grandissante.

La place de la voiture a été minutieusement étudiée pour éviter la congestion du quartier. Un maillage de transports en commun a été pensé afin de s’intégrer au mieux avec les autres types de déplacements. Le train, le tram, le métro, le bus et même une navette fluviale desservent ce quartier « nouvelle génération ».

>>> Lire aussi : Le musée des Confluences de Lyon, une nuage flottant sur le XXIe siècle

Partis-pris architecturaux

Le Grand Lyon a mis en place un plan « modes doux » s’étalant de 2009 à 2020. Il définit la politique du PDU (plan de déplacement urbain) en faveur des modes de transports non polluants, avec deux volets principaux : le vélo et la marche.

Ses aménagements assurent aux piétons des déplacements agréables et sécurisés. Le secteur de la Place Nautique est réservé aux piétons (à l’exception du quai Riboud). Le pont Raymond Barre offre, quant à lui, une liaison piétonne et à mobilité douce entre La Confluence et Gerland.

La promenade des Rives de Saône s’étire sur 2,3 kilomètres au bord de l’eau. Le parc de Saône, les espaces publics du port Rambaud et les espaces verts sont dédiés au vélo et à la promenade. Une accessibilité qui va dans le sens de l’ouverture et de la mixité prônées par le Grand Lyon. Aujourd’hui, tous les âges et toutes les conditions sociales sont ainsi représentés.

Cette mixité se retrouve aussi dans les partis-pris architecturaux. Ils mélangent en effet bâtiments nouveaux et historiques avec la mise en valeur du patrimoine existant et la réhabilitation d’édifices anciens.

Dans son renouveau, le quartier a pris soin de préserver ses racines. Les 10 000 m² de la Sucrière et les 3,8 hectares du Port Rambaud ont été réhabilités. Près de 30 % des anciennes halles du marché-gare le seront également.

Enfin, les prisons Saint-Joseph (1827-1831) et Saint-Paul (1860-1865) sont également rénovées dans le cadre du projet « La Vie grande ouverte » qui joue sur l’ouverture et la conservation de ce patrimoine.

La Confluence est surtout devenue un quartier économique incontournable avec l’installation de grandes entreprises comme GDF Suez, Eiffage, Deloitte.

Un quartier en plein essor avec, à terme, plus de 25 000 emplois et 16 000 habitants supplémentaires.

L’Atelier Cogedim – Illustration © travelview – Fotolia.com


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