Cinq clés pour financer son projet immobilier

Cinq clés pour financer son projet immobilier

Lors de l’achat d’un logement, la phase de recherche de financements reste la plus délicate, notamment pour les novices en la matière. Tour d’horizon des étapes à suivre et des aides disponibles afin de mener à bien son projet.

Que l’on ait déjà ciblé un bien, fait une offre ou simplement décidé d’engager des recherches, le plan de financement doit rester au cœur des préoccupations. Car un budget bien évalué et un projet bien préparé ont toutes les chances de réussir, voire même d’être plus avantageux que prévu. Voici quelques conseils pour bien financer son projet.

Comparer les offres

Empruntis, Meilleurtaux, PAP… Il suffit de jeter un œil sur le Web pour s’apercevoir que les comparateurs de prêts en ligne sont légion. Si elle n’a qu’une valeur indicative (le taux ou le prêt simulés ne seront pas forcément ceux que l’on obtiendra), cette étape reste essentielle afin de vérifier sa capacité de financement et, les cas échéant, d’ajuster ses recherches.

Crédit immobilier : avec ou sans apport ?

Même si les conditions demeurent particulièrement favorables aux emprunteurs, obtenir un crédit immobilier sans le moindre apport reste difficile. La plupart des établissements bancaires demandent de financer une partie du prêt grâce à de l’épargne personnelle, même si d’autres dispositifs, comme le PTZ, sont parfois considérés comme des apports. Il reste néanmoins possible d’obtenir le financement à 110% (100% du montant et 10% de frais annexes) qui représente, actuellement, selon les établissements, 10 à 15% des prêts souscrits.

Penser au PTZ, au PAS…

Le Prêt à taux zéro (ou PTZ) est destiné à tous les primo-accédants, sans condition de ressources. Sa durée varie selon les revenus du ménage. Son montant, lui, est calculé suivant le coût de l’achat, la localisation du bien ainsi que la taille du foyer. Depuis 2016, sa part dans le financement d’un projet peut atteindre 40% selon les zones (A, B1, B2 ou C). Prolongé jusqu’en 2022 (selon les dernières annonces du gouvernement à la date du 24 octobre 2017), il ne sera plus accessible, dans le neuf, que sur les zones A, Abis et B1 à partir de 2018 (la zone B2 bénéficiera d’une année de transition avant de disparaître du dispositif en 2019). Il peut être associé à un Prêt d’accession sociale (ou PAS), un dispositif accessible sous conditions de ressources, mais aussi selon la taille du bien (27 m² pour une personne seule, 41 m² pour un couple sans enfant et 54 m² pour un couple avec enfant).

… et aux autres dispositifs

Si l’on est salarié d’une entreprise de plus de vingt personnes ou que l’on a déjà acquis un bien, on peut alors prétendre au Prêt action logement ou au prêt relais. Le premier remplace le « 1% logement » (créé en 1953). Il est distribué par les employeurs qui fixent parfois des conditions d’obtention (ancienneté, situation maritale, etc.).

La somme empruntée varie de 7 000 à 25 000 euros, remboursable sur vingt ans maximum. Le prêt relais reste, quant à lui, réservé aux personnes qui financent leur acquisition par la vente d’un autre bien. Dans ce cas, la banque avance l’équivalent de 50 à 90% du montant du logement en vente. L’emprunt dure un an, renouvelable une année supplémentaire et s’arrête automatiquement une fois le bien vendu.

Réduire la facture

Le coût d’un emprunt évolue selon plusieurs paramètres. Sont pris en compte la durée (en général, entre 7 et 25 ans), le montant des mensualités, les frais de dossier, les taux d’intérêt (variables ou fixes) et l’assurance emprunteur. En négociant le taux, on augmente sa capacité d’emprunt. Pour cela, il est possible de mettre en avant les qualités de son dossier (épargne, capacité d’endettement, etc.) ou d’avoir recours à un courtier qui aidera à trouver le taux le plus performant.

L’assurance emprunteur est aussi un bon moyen de réduire le coût d’un prêt. Elle est obligatoire et souvent proposée par l’établissement bancaire qui finance. Néanmoins, pendant les douze mois qui suivent la signature de l’offre, on peut opter pour une délégation d’assurance auprès d’un autre établissement. A condition, cependant, qu’il offre les mêmes garanties. L’occasion d’espérer des gains substantiels.

L’Atelier Cogedim – Illustration – © leszekglasner – Fotolia.com


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