Ils quittent Paris pour une ville de Province attractive

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ils quittent paris pour une métropole attractive

Selon une étude publiée en 2012 par l’Institut CSA, 200 000 Franciliens quittent Paris chaque année pour rejoindre la Province.

Les chiffres s’accumulent et désignent souvent une même réalité : les Parisiens rêvent de s’installer en Province. Huit cadres sur dix seraient tentés par l’attrait d’une vie ailleurs que dans la capitale (source : Cadremploi). Et ce, quelles que soient les conditions, puisque 50% sont prêts à baisser leur salaire, à se reconvertir (49,5%) voire à s’éloigner de leur famille (33%).

Finalement, c’est plus d’un Francilien sur deux qui envisage la possibilité d’un départ. Cette tendance, née dans les années 1970, ne fait que s’accroitre avec le développement du TGV (Paris est à trois heures de Marseille et, désormais, deux heures de Bordeaux) mais surtout le dynamisme économique et culturel des métropoles. Les cadres rêvent de Lyon, Bordeaux et Nantes, des villes à forte croissance en termes d’emplois. Mais une étude du site spécialisé Paris je te quitte montre que Montpellier, Aix-en-Provence et Toulouse séduisent aussi, autour d’un désir commun : améliorer sa qualité de vie.

Quête de sens, projet professionnel ou hasard de la vie : voici trois témoignages de Français qui ont quitté la capitale et ne le regrettent pas.

Laurence, chargée de développement, a quitté Paris pour Lyon

« Je suis une vraie Parisienne. J’ai vécu dans le Val d’Oise et, à peu de choses près, dans tous les arrondissements de la capitale. Il y a cinq ans, j’ai suivi mon mari, muté à Lyon, et, avec le recul, je ne le regrette pas. J’ai même pleuré le jour où il a perdu son job précédent, parce que je ne voulais plus partir. Bien sûr, Paris me manque, mais surtout parce que j’y ai gardé des amis. Ici, on a une vie très différente : moins d’embouteillages, des loisirs plus accessibles, des loyers moins chers.

Pour nos enfants, c’est inestimable. Les Lyonnais ne sont pas forcément faciles à appréhender, mais une fois qu’on les a abordés, ça roule. Lyon est aussi une ville de réseaux, très ouverte, accueillante, où tout se connecte. C’est comme ça que j’ai trouvé mon travail actuel et mon mari, originaire de Lille, a même retrouvé une communauté de Chti’s ! »

Edward, entrepreneur, a quitté Paris pour Bordeaux

« Mon parcours dans la finance m’a amené à voyager avant de me fixer cinq ans à Paris, de 2009 à 2014. À ce moment, j’ai du choisir entre m’expatrier en Asie ou quitter la banque, ce que j’ai fait pour créer ma start-up Les Pros du Quartier. Ma femme et moi avons profité de l’occasion pour partir de Paris, même si on s’y plaisait. Nous avons grandi à Versailles, nous avions donc quelques “totems“ : lieu historique, architecture d’exception, espaces verts, environnement familial préservé.

Bordeaux rimait avec tout ça. Nous avons trouvé un appartement deux fois plus grand qu’à Paris, avec un jardin, pour un loyer équivalent. J’y ai aussi découvert un secteur numérique très porteur, bien soutenu par les collectivités, parfait pour mon activité et celle de ma compagne. Enfin, les Bordelais nous ont accueilli à bras ouverts, avec bienveillance. Ils sont conscients de l’attractivité de leur ville, je les ai d’ailleurs souvent entendus dire qu’elle n’avait jamais été aussi belle. Nous sommes bien ici. Paris reste magnifique, mais il est devenu très difficile de s’y épanouir en famille. »

Anne, sommelière, a quitté Paris pour Marseille

« Mon départ pour Marseille s’est fait en un an, par étapes, mais à l’origine il y avait ce désir : changer de vie, retrouver un peu de sens après 12 ans de travail dans la communication. J’ai fait une formation en sommellerie près d’Avignon, puis je suis parti à Londres où ça s’est mal passé. En revenant en France, Marseille, pour laquelle j’avais eu un coup de cœur des années auparavant, est apparue comme une évidence. J’ai posé mon sac en 2014 et je ne le regrette pas. J’y ai trouvé mon compagnon, un métier dans l’univers du vin et une qualité de vie incroyable. Ici, on sort de la ville pour être près de la mer ou dans les collines en quelques minutes.

Même si les loyers sont moins chers, j’ai perdu en niveau de vie, mais la douceur du quotidien et l’ouverture des gens compensent largement. Paris me manque parce que j’y ai construit douze ans de vie et d’amitiés. Mais, si je devais le refaire, ce serait sans hésiter parce que j’ai trouvé à Marseille ce que j’étais venu chercher et que la capitale ne pouvait plus m’offrir. »

L’Atelier Cogedim – Illustration SNCF


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