La colocation n’est plus seulement réservée aux étudiants

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Pour la première fois en France, la part de salariés vivant en colocation dépasse celle des étudiants. 25 000 Français ont adopté ce mode d’hébergement.

En 2002, le film L’Auberge Espagnole  de Cédric Klapisch nous présentait la vie en colocation comme un rêve pour tout étudiant. Aujourd’hui, l’âge moyen des personnes ayant opté pour ce mode d’hébergement en France est de 27 ans, soit une année de plus qu’en 2015 selon une étude du site Appartager.com. En clair, la colocation démontre son intérêt bien au-delà des bancs de l’université.

Les raisons qui poussent les jeunes actifs à opter pour la colocation est avant tout financière : selon l’étude en question, un colocataire débourse en moyenne la somme de 463 euros pour son logement contre 628 euros pour une location individuelle. Mais d’autres arguments viennent s’ajouter à l’aspect financier, comme celui de disposer d’un espace de vie plus grand, par exemple, ou encore de faire de nouvelles rencontres ou de fuir la solitude. Autre facteur à prendre en compte, la plus grande disponibilité des grands appartements et la facilité d’accès à ce type de contrat.

Selon l’étude, il faut en moyenne 2 semaines pour conclure un bail de colocation quand il est parfois nécessaire d’attendre plusieurs mois dans le réseau locatif traditionnel, notamment dans les zones dites « tendues », là où l’offre est inférieure à la demande (Paris, Lille, Bordeaux, Grenoble…). Cette rapidité de transaction s’intègre assez bien au mode de vie des jeunes actifs, plus enclins à la mobilité professionnelle que la génération précédente. Mais il n’y a pas que les jeunes qui penchent pour ce style de vie : de plus en plus de retraités trouvent dans la colocation une alternative pour pallier leurs faibles ressources et au sentiment de solitude. En 2009, la colocation entre seniors a connu un boom de 49% selon le site Appartager.com.

Une démarche très encadrée

La confusion entre colocation et sous-location est assez fréquente, mais les obligations ne sont pas les mêmes dans ces deux situations. Pour qu’une sous-location soit reconnue légalement, elle doit faire l’objet d’un avenant au bail et être signée par le propriétaire et un locataire principal. Le montant du loyer facturé au sous-locataire devra être inférieur à celui du locataire officiel. Dans le cadre d’une colocation formalisée, l’ensemble des locataires est signataire du bail. Ce contrat inclus généralement une clause (non obligatoire) de solidarité entre locataires. Celle-ci prévoit qu’en cas de défaut de paiement de l’un des occupants, les autres sont tenus de régler la dette. La durée de location est généralement fixée à 3 ans pour un logement non meublé et à 1 an pour un meublé.

Faire le point avant de sauter le pas

Si ce mode d’hébergement présente a priori beaucoup d’attraits, il est capital de se poser les bonnes questions avant de sauter le pas de la vie à deux, à trois, à quatre… à commencer par le style de vie de vos colocataires. Vivre avec un groupe de fêtards quand on est soi-même un couche-tôt peut vite devenir une source de désagréments, voire de conflits. De même, si vos colocataires son fumeurs et que vous ne supportez pas l’odeur du tabac, mieux vaut ne pas envisager de vie commune.

Aussi, la question du « feeling » est primordiale. Prenez le temps de bien échanger avec vos potentiels colocataires afin de juger si le courant passe entre vous. Vivre en colocation, c’est aussi faire preuve de diplomatie et d’indulgence quant aux habitudes de chacun et prendre au sérieux les règles de vie en communauté concernant le partage des tâches ménagères, aux limites de l’intimité et du respect des conditions du bail.

L’Atelier Cogedim – Illustration Fotolia.com


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