Do it yourself : les Français mettent la main à la pâte

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Tutoriels, sites dédiés, ateliers en magasin : le do it yourself ou « faire soi-même » se développe et séduit de plus en plus de Français.

La tendance est arrivée au début des années 2000, lorsque la France ressentait le plus fort des effets de la crise économique de 2008. Les enseignes, les marques, les blogueurs ont poussé les Français à apprendre à fabriquer, dessiner, créer.

Des activités pratiquées à la maison, que de plus en plus perçoivent comme une « valeur refuge ». Selon une étude menée par l’Observatoire Société et Consommation (Obsoco) en février dernier, huit Français sur dix sont adeptes du do it yourself. Le document mettait en avant vingt-quatre activités qui peuvent s’apparenter à du « faire soi-même ».

Le bricolage, le jardinage, la petite réparation auto en font partie. Toutes ces pratiques ont en commun de faire appel, fortement,  à la notion de plaisir. « Le consommateur doit participer activement à cette activité, être complètement absorbé, comme dans une bulle de bien-être et de concentration. L’activité doit aussi être gratifiante, demander un effort et un résultat. Enfin, elle participe à sa construction identitaire et est liée à son système de valeurs », expliquait la directrice de l’Obsoco, Véronique Varlin, lors de la publication de l’étude.

Ateliers et fab labs se multiplient

Pas moins de 93% des Français ont ainsi pratiqué une activité do it yourself au cours de l’année 2016. Parmi les réponses données (plusieurs possibles), ce sont le bricolage (61%), le jardinage (57%), la cuisine (56%) qui ont les faveurs de la population.

Selon l’Obsoco, 79% des personnes interrogées se déclarent « passionnées » par au moins l’une de ces activités. Les raisons qui les poussent sont liées au fait de se sentir bien (44% des réponses), de perdre la notion du temps (29%), d’être absorbés par ce qu’ils font (29%) et d’avoir l’impression d’être « vraiment eux-mêmes » (17%).

Le do it yourself s’est répandu de façon telle dans les temps de loisirs des Français que les enseignes et marques s’en sont saisies. On ne compte plus désormais les ateliers, ou fab labs organisés en magasins de bricolage ou en jardineries.

Une autre étude, menée par l’institut Ipsos en 2015, révélait un profil-type de Français adeptes aux « DIY ». Il s’agirait d’une femme de plus de 35 ans.

L’Obsoco estime le poids du marché français du do it yourself à 95 milliards d’euros.

L’Atelier Cogedim – Illustration Fotolia.com


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